
Les 2019 étaient toujours en fermentation en ce mois de mars et ça ne le dérangeait pas plus que ça car il donne une grande part au temps sur tous ses vins.

Pierre Cotton fait des macérations carboniques avec ses gamay, et je viens juste d'en découvrir une avec sa cuvée Ygueule, un vin 100% glouglou ...... mais pas que !!!
Ce "jus de fruit" enivrant mêle harmonieusement la fraise des bois et une orange sanguine soupoudrée d'épices. Il y a aussi de belles cerise bien mures qui arrivent lorsque le vin c'est un peu aéré.
La bouche est bien en place avec une belle acidité qui entoure d'un fil très fin un vin croquant, addictif, avec une finesse qui donne une vraie impression de "Bourgogne du sud". On sent aussi qu'avec quelques années de plus ce jus dévoilera des choses un peu plus profondes.
C'est le type de vin que l'on est content d'avoir rencontré car il s'offre tout de suite à vous. Par contre attention car vous pouvez descendre la bouteille à deux sans même vous en apercevoir.
Superbe vin donc, à boire d'urgence si vous ne connaissez pas et que vous voulez accéder à un bonheur vinique simple et immédiat, une gourmandise.
Je n'avais jamais croisé cette cuvée avant l'ouverture de cette bouteille et je ne sais même plus ou j'ai bien pu l'acheter. Du coup c'est quasiment un vin que j'ai bu à l'aveugle.
A l'ouverture, si j'avais été à l'aveugle justement, je ne serais pas parti sur un gamay mais plutôt sur un jeune bourgogne, fin.
L'attaque en bouche est très nette, lisse et fait penser à un bois précieux avec toujours cette finesse qui est mise en avant par un minéral omniprésent. Une framboise légèrement chocolatée est accompagnée par le petit côté gras d'une noix de tonka.
Tout s'éteint un peu au bout d'une demi-heure mais comme je ne voulait pas carafer pour voir son évolution sur plusieurs jours, je remets simplement le bouchon sur la bouteille qui retourne à la cave...
Le lendemain, le vin s'est complétement ouvert avec une bouche qui a gagné en largeur et finit en pointe ... sur une belle acidité qui tient l'ensemble avec des tannins fins. C'est sensuel, fin, et ça donne souvent une belle impression de retenue pour ensuite basculer sur le plaisir raffiné et l'harmonie. L'accord avec un bleu de Gex était exceptionnel et sublimait vraiment le vin.
Le troisième jour, le vin est toujours bien en place, il n'a pas perdu en intensité et le coté vivant est encore plus présent avec toujours une belle amertume de chocolat noir, la minéralité et des senteurs de framboise mêlées au bois précieux qui voyagent dans le verre par instants fugaces. J'ai l'impression d'être dans un voyage sans fin, sur une route pleine de plaisirs qui ne s'arrêterait jamais…
Une belle cuvée qui associe le domaine Sérol et le cuisinier Michel Troisgros grâce à une parcelle de 2 hectares de Gamay menée en biodynamie sur la côte Roannaise.
Mondeuse blanche, Jacquère, Etraire de la Dhuy, Gamay, Douce noir, Verdesse, Mondeuse noire, Altesse, Persan ... aaaaahhhh depuis ma petite virée en Savoie et un passage au domaine Giachino, ces noms de cépages résonnent dans ma tête avec des images et des senteurs nouvelles qui m'enchantent.
Lorsque je suis arrivé sur la petite route qui mène chez les frères Giachino et leur cousin qui les a rejoint sur le domaine il y a cinq ans, ce qui m'a frappé ce sont les très beaux paysages, l'environnement qui m'entourait avec ces micros parcelles qui défilent et la montagne au fond mise en valeur par ses sommets enneigés: une carte postale renouvelée après chaque virage grace à cette nature préservée qui donne une superbe grande bouffée d'air pur !!! Et puis on arrive à la cave, on se gare et on reprend une claque avec les belles couleurs d'automne des vignes du domaine au pied du mont Granier : le décor est en harmonie avec les belles cuvées qui vont arriver.
C'est parti, David me prévient qu'il n'a plus beaucoup de cuvées à me faire gouter mais on va quand même en passer 7 en revue, toutes sur le millésime 2019…Et Hop'là me voilà parti au bout du monde, enfin au Domaine du bout du monde. C'est Dominique, le caviste breton du cellier du Régal's, qui m'avait dit: "si tu aimes les vins de Jean-Francois Nick tu devrais goûter une cuvée d'Edouard Laffitte". Et il a eu raison car ce 2018 (grenache, syrah et un peu de carignan) est un vrai régal avec dès l'ouverture le nez qui part sur un joli bouquet de fleurs où des violettes éclatantes et omniprésentes envahissent aussi la bouche. Une bouche ronde, lisse, tendue, intense, suave, persistante, et finissant sur une belle acidité accompagnée d'une impression de sucre (mais ce n'est qu'une impression): vraiment top ce hop'là.
Une belle rétro sur le zan et la violette donne encore plus de relief après 1/2 heure à ce jus légèrement trouble mais tellement attirant, gourmand, vivant, précis.
Et puis Dominique est souvent prêt à ouvrir une quille juste histoire de boire un bon canon comme ce superbe Bourgogne du clos des vignes de Maynes qui nous a embarqué sur une finesse infinie, in..fi...nie...
Et puis La folle blanche de Marc Pesnot nous dévoile ses douceurs d'agrumes, tendu par une flèche d'acidité qui reveille notre gourmandise. Du grand art en pays Nantais.