Le cabernet franc, c'est souvent un peu trop … "franc" et droit mais chez Pascale et François Plouzeau c'est tout l'inverse avec cette cuvée "Le rouge des cornus" 2018 qui est issue à 100% de ce cépage. Il y a du volume dés l'ouverture avec un nez très expressif et une attaque en bouche soyeuse sur une matière bien présente et des tannins civilisés qui restent accrochés au palais pour prolonger le vin sur un long moment. Il ne faut pourtant pas s'y tromper, c'est la superbe acidité sous jacente qui tient ce vin de terroir plein et mûr qui me procure vraiment beaucoup de plaisir. Le seul problème de cette bouteille, c'est son accessibilité car ma femme et mon fils descendent leur verre aussi vite que moi et je crains qu'une bouteille de 75cl soit un peu juste pour l'apéro !!!
dimanche 14 février 2021
Trois mots pour un vin: Le rouge des cornus
vendredi 22 janvier 2021
Glougloutage chez Henri Duporge

Les 2019 étaient toujours en fermentation en ce mois de mars et ça ne le dérangeait pas plus que ça car il donne une grande part au temps sur tous ses vins.
samedi 28 novembre 2020
Trois mots pour un vin: Ygueule 2018
Pierre Cotton fait des macérations carboniques avec ses gamay, et je viens juste d'en découvrir une avec sa cuvée Ygueule, un vin 100% glouglou ...... mais pas que !!!
Ce "jus de fruit" enivrant mêle harmonieusement la fraise des bois et une orange sanguine soupoudrée d'épices. Il y a aussi de belles cerise bien mures qui arrivent lorsque le vin c'est un peu aéré.
La bouche est bien en place avec une belle acidité qui entoure d'un fil très fin un vin croquant, addictif, avec une finesse qui donne une vraie impression de "Bourgogne du sud". On sent aussi qu'avec quelques années de plus ce jus dévoilera des choses un peu plus profondes.
C'est le type de vin que l'on est content d'avoir rencontré car il s'offre tout de suite à vous. Par contre attention car vous pouvez descendre la bouteille à deux sans même vous en apercevoir.
Superbe vin donc, à boire d'urgence si vous ne connaissez pas et que vous voulez accéder à un bonheur vinique simple et immédiat, une gourmandise.
dimanche 15 novembre 2020
Trois mots pour un vin: Les blondins 2018
Je n'avais jamais croisé cette cuvée avant l'ouverture de cette bouteille et je ne sais même plus ou j'ai bien pu l'acheter. Du coup c'est quasiment un vin que j'ai bu à l'aveugle.
A l'ouverture, si j'avais été à l'aveugle justement, je ne serais pas parti sur un gamay mais plutôt sur un jeune bourgogne, fin.
L'attaque en bouche est très nette, lisse et fait penser à un bois précieux avec toujours cette finesse qui est mise en avant par un minéral omniprésent. Une framboise légèrement chocolatée est accompagnée par le petit côté gras d'une noix de tonka.
Tout s'éteint un peu au bout d'une demi-heure mais comme je ne voulait pas carafer pour voir son évolution sur plusieurs jours, je remets simplement le bouchon sur la bouteille qui retourne à la cave...
Le lendemain, le vin s'est complétement ouvert avec une bouche qui a gagné en largeur et finit en pointe ... sur une belle acidité qui tient l'ensemble avec des tannins fins. C'est sensuel, fin, et ça donne souvent une belle impression de retenue pour ensuite basculer sur le plaisir raffiné et l'harmonie. L'accord avec un bleu de Gex était exceptionnel et sublimait vraiment le vin.
Le troisième jour, le vin est toujours bien en place, il n'a pas perdu en intensité et le coté vivant est encore plus présent avec toujours une belle amertume de chocolat noir, la minéralité et des senteurs de framboise mêlées au bois précieux qui voyagent dans le verre par instants fugaces. J'ai l'impression d'être dans un voyage sans fin, sur une route pleine de plaisirs qui ne s'arrêterait jamais…
Une belle cuvée qui associe le domaine Sérol et le cuisinier Michel Troisgros grâce à une parcelle de 2 hectares de Gamay menée en biodynamie sur la côte Roannaise.
lundi 26 octobre 2020
Giachino, un grand en Savoie.
Mondeuse blanche, Jacquère, Etraire de la Dhuy, Gamay, Douce noir, Verdesse, Mondeuse noire, Altesse, Persan ... aaaaahhhh depuis ma petite virée en Savoie et un passage au domaine Giachino, ces noms de cépages résonnent dans ma tête avec des images et des senteurs nouvelles qui m'enchantent.
Lorsque je suis arrivé sur la petite route qui mène chez les frères Giachino et leur cousin qui les a rejoint sur le domaine il y a cinq ans, ce qui m'a frappé ce sont les très beaux paysages, l'environnement qui m'entourait avec ces micros parcelles qui défilent et la montagne au fond mise en valeur par ses sommets enneigés: une carte postale renouvelée après chaque virage grace à cette nature préservée qui donne une superbe grande bouffée d'air pur !!! Et puis on arrive à la cave, on se gare et on reprend une claque avec les belles couleurs d'automne des vignes du domaine au pied du mont Granier : le décor est en harmonie avec les belles cuvées qui vont arriver.
C'est parti, David me prévient qu'il n'a plus beaucoup de cuvées à me faire gouter mais on va quand même en passer 7 en revue, toutes sur le millésime 2019…jeudi 10 septembre 2020
Un vin plein ...... de délicatesse
Et Hop'là me voilà parti au bout du monde, enfin au Domaine du bout du monde. C'est Dominique, le caviste breton du cellier du Régal's, qui m'avait dit: "si tu aimes les vins de Jean-Francois Nick tu devrais goûter une cuvée d'Edouard Laffitte". Et il a eu raison car ce 2018 (grenache, syrah et un peu de carignan) est un vrai régal avec dès l'ouverture le nez qui part sur un joli bouquet de fleurs où des violettes éclatantes et omniprésentes envahissent aussi la bouche. Une bouche ronde, lisse, tendue, intense, suave, persistante, et finissant sur une belle acidité accompagnée d'une impression de sucre (mais ce n'est qu'une impression): vraiment top ce hop'là.
Une belle rétro sur le zan et la violette donne encore plus de relief après 1/2 heure à ce jus légèrement trouble mais tellement attirant, gourmand, vivant, précis.
lundi 3 août 2020
Trois mots pour un caviste de folie....... euh de Faou !!!
Et puis Dominique est souvent prêt à ouvrir une quille juste histoire de boire un bon canon comme ce superbe Bourgogne du clos des vignes de Maynes qui nous a embarqué sur une finesse infinie, in..fi...nie...
Et puis La folle blanche de Marc Pesnot nous dévoile ses douceurs d'agrumes, tendu par une flèche d'acidité qui reveille notre gourmandise. Du grand art en pays Nantais. 









