mercredi 2 janvier 2019

C'est comme de l'eau...


Il y a quelques semaines, j'ai fait un passage express en métropole et malgré un timing assez serré j'ai réussi à aller faire un petit tour du côté de chez Frédéric Palacios. Il restait des grappillons dans les vignes et ils avaient chacun leur profil. Les merlot étaient ronds et sucrés, le cabernet sauvignon avait une belle ligne d'acidité et les raisins blancs dorés de chasan étaient gorgés de soleil.
J'ai beau connaître Fred depuis plus de 10 ans je suis toujours curieux de savoir quelles sont ses dernières "trouvailles" en cuverie. Qu'est ce qu'il a changé cette année au niveau des vinifications, vers quoi il veut faire tendre ce millésime ou le profil qu'il recherche pour ses futures cuvées. C'est une perpétuelle recherche de SA perfection qui fait que ses vins peuvent toujours partir dans une dimension nouvelle ou avoir une autre face à découvrir. Et encore une fois je n'ai pas été déçu...
Il vinifie quasiment toutes ses cuves depuis deux ans avec des grappes entières et grâce à une méthode éprouvée qu'il a développée au fur et à mesure de ses vinifications, la fermentation se fait ...... à l'intérieur du raisin entier. Ensuite le pressurage fait le reste.
Bon c'est un peu technique et ça ne vous intéresse pas forcement mais l'idée est d'avancer encore plus dans sa démarche de vigneron résolument encrée dans la biodynamie et d'avoir des vins qui, lorsqu'on les boit, donnent une sensation de fluidité, quelque chose qui fait que l'on ait envie de se resservir et que l'on se dise: C'est comme de l'eau...
A ce moment de mon billet il y en a qui vont peut être se dire que c'est une drôle d'idée de faire du vin pour avoir l'impression de boire de l'eau. C'est pas faux mais en même temps, à une époque, il y en a bien qui ont transformé de l'eau en vin, alors ...
Les cuves sont toujours aussi intéressantes à déguster au Mas de mon Père et comme souvent celle où les raisins de malbec étaient en élevage dégageait beaucoup de finesse et de classe une fois que la petite réduction de départ s'était envolée: ça promet un très beau millésime 2018.
On a terminé et pris beaucoup de plaisir sur deux bouteilles du millésime 2016:
Un "Cause toujours" sans soufre qui s'ouvre bien depuis 3 ou 4 mois après une période qui demandait un peu de patience ou un long carafage. Certainement un futur grand vin si on lui laisse un peu de temps...
Et un ''M comme je suis'' à la fine bouche ronde et presque suave avec une belle longueur sur des amers d'une très grande finesse qui ont marqués ma mémoire au point que j'arrive presque à les "retrouver" en écrivant ces lignes.
Bon il est temps de finir en espérant que vous aussi vous irez voir votre vigneron fétiche dans les vignes ou au milieu de ses cuves et qu'il vous fera partager un bon moment de vie paysanne. Avec un verre à la main, ça coule de source...







jeudi 25 octobre 2018

Une gorgée de bonheur

Je suis passé sur le salon des cavistes indépendants de La Réunion qui avait lieu sur Saint-Leu en ce début de mois, histoire de voir si je pouvais dénicher quelques pépites à encaver. Une douzaine de cavistes étaient présents avec chacun entre 5 et 10 cuvées. Il y avait donc de quoi faire.
J'ai goûté quasiment tous les blancs et ensuite je suis retourné voir les cavistes dont les vins m'avaient fait la meilleure impression car j'avais un timing un peu serré. Les champagnes Jeeper étaient présents aussi et j'ai beaucoup aimé leur cuvée bio non dosée qui a beaucoup de buvabilité, des bulles fines et surtout une grosse persistance en bouche. Une belle bouteille de bulles...
Chez Franck, le copain caviste des Caves du Soleil, j'ai bien aimé le blanc de Vincent Caillé et la syrah (La descente) de La ligue, la partie négoce du domaine Le sot de l'ange, qui descend effectivement toute seule et finit sur une rétro fenouillée sans prise de tête...
Renaud Rivière, un caviste du net (Les Vins Ambre), a des vins très intéressants. Le Cairanne blanc du Domaine Berthet-Rayne donne beaucoup de plaisir. Quant à la cuvée Jean du Mas de figuier, c'est tout le Pic Saint-loup qui peut être fier d'avoir des cuvées aussi belles pour le représenter.
Aux Caudalies, j'ai rencontré un jeune sommelier qui a fait ses classes avec Thomas, l'excellent chef sommelier du Parc, un gastro étoilé de l'Aude. Du coup on a parlé des vins de Changer l'Aude en vin et comme il avait deux belles cuvées de Benjamin Taillandier je suis reparti avec un carton. Laguzelle est sur le fruit et VitiVini Bibi allie superbement plaisir et complexité en gardant une belle fraîcheur.
Pour finir je me suis plus qu'attardé chez Vinature 974 de Pascal Arcizet et j'ai pris quelques claques avec des vins d'une grande pureté. Pas de vin à vendre sur son stand mais que ses bouteilles personnelles qu'il voulait partager à l'occasion de ce salon :
Merci Monsieur !!!
Les deux rouges m'ont fortement marqués avec pour commencer la cuvée Désiré, un pinot noir Cheverny du domaine du moulin d'Hervé Villemade. Il y a beaucoup d'harmonie sur ce vin dense mais très très fin et racé avec absolument rien qui ne dépasse mais plein de choses fondues, rondes et  enveloppantes : un vrai bonheur en bouteille quoi !!!
Et que dire de Mozaïque 2012 de l'Auvergnat Pierre Beauger. Son nez envoûtant et magique rend le vin complètement baroque et totalement inclassable. Le bois de rose qui domine vous procure l'impression d'avoir dans votre verre un trésor ...
La bouche est basée sur une acidité peu conventionnelle et les tannins sont encore présents mais quelle claque!

Ces quelques gorgées de bonheur que m'ont procurés les vins de cette première édition du salon des cavistes indépendants de La Réunion m'ont données l'envie d'aller voir chez eux quelques vignerons que je ne connaissais même pas de nom.
Arpenter de nouveau les vignes pour comprendre tout le travail qui fait que des raisins s'épanouissent pleinement et donnent de beaux jus ennivrants : un bonheur que je vais retrouver prochainement ...

dimanche 16 septembre 2018

Un complexe Abouriou

Abouriou 2015 c'est un côte du Marmandais avec 90% d'abouriou et 10% de merlot.
Depuis 2013, l'élevage est passé de 12 à 15 mois en foudre et fûts de plusieurs vins. L'abouriou est un cépage précoce qui tire son nom de l'occitan (aboriu). Il est peu connu et très rarement vinifié seul.
Je me souviens très bien de la première fois que j'ai croisé ce vin d'Elian DA ROS. C'était il y a 10 ans lors d'une dégustation avec quelques vignerons et c'est Jean-baptiste SENAT qui avait apporté cette bouteille qui à l'époque était plus un vin que l'on pouvait classer dans les cuvées qui descendent toutes seules.
Le 2015 que j'ai bu il y a quelques jours n'a absolument rien à voir avec ça et c'est là que l'on peut toucher du doigt tout le travail réalisé par le vigneron car maintenant c'est un vin charpenté qui garde de la fraîcheur avec un velouté qui lui donne beaucoup de personnalité et de gourmandise.
1er jour du vin non carafé car j'ai, dès le départ, l'intention de voir son évolution sur plusieurs jours
le nez est sur un beau chocolat et une fleur de pissenlit identique à celle que je ramasse dans la campagne pour en faire une gelée.
La bouche est très intense avec de la matière, une belle et fine ligne d'acidité et une persistance qui vous traîne jusqu’à une rétro aérienne sur un bout de zan mentholé. C'est Grand et en plus d'une gourmandise......tiens je me ressers car j'en n'ai déjà plus.
Un coté patiné, presque soyeux arrive après une demi-heure, il reste discret, juste derrière la force du vin.........comme la délicatesse d'une femme géante qui marche sur l'océan avec grâce alors qu'elle porte une armure de fer. Parfois dans l'hémisphère sud, les derniers rayons du soleil, lorsqu'il se couche, viennent légèrement soulever sa robe. C'est à ce moment là qu'elle a son plus beau sourire ...


Une belle prune à l'eau de vie prend le relais sur la rétro, ça devient indécent ........tiens je me ressers car non seulement j'en n'ai plus mais en plus j'en veux encore.
Un vin très vivant avec, après une heure, des fleurs qui arrivent en plein milieu d'une poignée d'herbes humides pour un nez plein de fraîcheur.
3ème jour du vin que j'ai juste rebouché et mis à la cave car il restait la moitié de la bouteille.
L'orange sanguine et le muguet s'imposent sur le nez.
La bouche devient plus fondue et garde tout ce qu'il y avait à l'ouverture.
4ème jour du vin que j'ai juste rebouché et mis à la cave car il restait presque deux verres.
Le vin est totalement fondu et c'est quasiment de la soie en bouche. Ce qui est beau c'est qu'il n'a rien perdu de sa force, sa gourmandise, son volume ou sa longueur. J'ai même encore une rétro par moment.
Il y a quelques voisins d'appellations ''prestigieuses'', sur les terres Bordelaises pour ne pas les citer, qui devraient tremper leurs lèvres dans un verre rempli de cette cuvée ............. ou pas car ils pourraient bien faire un complexe vis à vis de ce complexe Abouriou.
Ce n'est pas souvent que l'on croise de telles bouteilles et ce vin fait réfléchir sur ce que certains appellent les grands cépages ou les grands terroirs.
Moi je pense que les grands vins sont simplement des vins de vignerons qui savent faire "grandir" des cépages adaptés au terroir qu'ils ont à leur disposition tout en les transcendant.
Elian DA ROS fait partie de ces vignerons.




samedi 25 août 2018

La levée 15 au bord du "lac sureau"

Je n'ai pas souvent croisé les vins d'Alexandre Bain et pourtant ces quelques flacons m'ont à chaque fois régalés au point qu'ils me restent encore en tête assez précisément. C'est plutôt un très bon signe.
Hier, on a bu La Levée 15, une cuvée de sauvignon qui est restée en vin de France ou vin de pays enfin ça c'est pas vraiment important pour moi, car ce qui compte c'est ce qu'il y a dans le verre...
Les rendements sont autour de 30 à 35 hl/ha et à la cave se sont les levures indigènes qui transforment les raisins issus des vignes en biodynamie en vin. Pas de soufre et pas de filtrage.
Le jus (oui c'est bien trouble) a un nez qui préfigure tout de suite un vin "large" avec du volume. Le foin et le coing sont présents.
L'attaque en bouche est ronde, vineuse et pleine.
C'est un vin riche, qui pourrait passer pour un vin du sud de la France car il y a un beau coté solaire dedans. On ne cherche pas l'équilibre car l'harmonie est là et on ne fait que le boire sans aucun moment ne chercher autre chose que le plaisir d'un breuvage avec une belle matière qui le rend bien vivant (et pour un bon moment je pense...).
Un très léger côté perlant chatouille mon palais par moment.
Le bourgeon de cassis pointe le bout de son nez ponctuellement mais reste bien discret. Par contre après une heure, des arômes de sureau dominent tout mais tout en touché et m'enchantent au point que ce parfum m'emporte au bord d'un lac de montagne entièrement tapissé par les fleurs blanches de cet arbre de Judas. Les soirs de pleine lune, comme subjuguée par ces fleurs d'une blancheur éclatante, il parait que l'on peut voir la lune descendre jusqu’à ce lac, un "compagnon" qui l'attire tellement qu'elle ne peut pas s'empêcher de l'embrasser et ensuite de plonger dedans pour un "bain d'amour". 
La lune est amoureuse du "lac sureau", vous ne le saviez pas...
Un vin d'exception qui traversera quelques années avec bonheur et que j’espère recroiser assez rapidement pour pouvoir faire un autre voyage.
L'accord avec la sole au beurre blanc que Franck nous a servie dans sa cosy cave à manger du centre ville de Saint-Denis (Les caves du soleil) faisait merveille.

PS: On pourra retrouver Franck et quelques collègues à lui de l’Ile de La Réunion sur le premier salon des cavistes indépendants, les 6 et 7 octobre prochains à l’Ilhoa sur Saint-leu. Pour les infos pratiques c'est ICI.


jeudi 22 mars 2018

Trois mots pour un vin: Millard d'Etoiles

François Plouzeau, du Domaine de la Garrelière, nous invite au voyage avec sa cuvée Milliard d'Etoiles et ça tombe bien quand on veut "décoller"...
Ce pétillant naturel, avec donc la fermentation alcoolique comme seul "allié" pour faire d'un vin, une boisson avec des bulles, est sans soufre ajouté et issu du chenin et du cabernet franc.
Le nez est intense et citronné. Il a une "grande largeur" qui donne une sensation de puissance mais avec pourtant le mot ... douceur qui caractérise la sentiment général qui se dégage de ce vin. L'attaque en bouche est ronde voire quasiment suave. L'ananas et la noisette, accompagnée de sa peau qui donne une impression de tannins à ce pétillant, sont assez étonnants.
Le coté vineux de ce vin de France m'enchante car il ne basculera jamais vers la lourdeur.
Les fines bulles filent sur mon palais comme des étoiles filantes dans un ciel d'été et l'acidité, tout en touché, tient le vin qui reste en bouche longuement, comme une boule concentrée qui demande encore du temps pour pouvoir exploser et livrer tout le potentiel de ce beau jus...
La mûre s'invitera dans mon verre au bout d'une heure de dégustation mais la bouteille est déjà vide.
Un "pet nat" comme je les aime avec un côté vineux qui donne une belle dimension à ce breuvage d'une douceur envahissante.
Ce vin de France peut sans problème se permettre de venir titiller des bouteilles en appellation si on le juge exclusivement sur ce qu'il y a dans le verre et que l'on arrète de regarder "l'étiquette" qui soit dit en passant est très jolie. Comme avec pas mal de vin, c'est plus le vigneron qu'il faut prendre en référence plutôt que s'attacher à une région, une AOC ou, voire pire, un prix...

samedi 9 décembre 2017

À boire et à manger

Un passage express en métropole m'a permis de passer à Angers et de découvrir une ville ou pas mal de bars à vins sont vraiment tournés vers des vignerons qui veulent faire des vins authentiques et sans artifice. Je ne vais pas vous faire l'article de la totalité de ces lieux car il suffit d'aller sur la très intéressante application RAISIN pour en faire le tour mais je vais m'arrêter sur celui qui m'a le plus marqué.
À boire et à manger, oui c'est le nom du bar à vin et ça tombe bien puisqu'on y boit des supers canons et qu'en plus les assiettes de charcuterie et fromage sont délicieuses. Des produits sélectionnés qui sont de grande qualité comme le Brillat-savarin aux truffes ou bien un filet mignon séché à l'origan qui ne demande qu'a réveiller vos papilles.
Et le vins alors?
Et bien la cave est majoritairement orientée vers la Loire bien sûr mais pas que.
J'ai pris pas mal de plaisir sur un 100% grolleau de Thomas Batardiere
La bouche est fraîche mais la matière est bien là et surprenante pour une cuvée issue de ce seul cépage emblématique de la Loire qui peut donner des choses plus qu’intéressantes lorsque le vigneron veut s'en donner la peine.
Et c'est le cas de cette cuvée AMOR FATI car les rendements sont sous les 30hl/ha. Les tannins qui demandent encore un peu de temps laissent entrevoir de belles choses pour un vin bien mûr, avec un goût intense et une vraie personnalité. Un vigneron à suivre de très prés car il bichonne à peine 4 hectares du coté de Rablay-sur-Layon.
Sur la clef des champs, la cuvée à majorité de grenache d'Elodie Aubert, c'est l'extrême finesse qui domine et vous envahit pour plusieurs jours. Comme en plus ce vin à la puissance maîtrisée ne demande qu'a dévoiler une belle complexité avec des fruits noirs mures qu'un fil d'acidité très fin étire sur la longueur, c'est vraiment du bonheur !!! L'élevage d'un an en barriques ouvertes ne cache pas le fruit et c'est là que je dis Chapeau Madame la Vigneronne.
J’espère que lors de mon prochain passage du coté du Ventoux, j'aurai un petit moment pour passer au Clos des cimes, histoire de connaître un peu mieux ce domaine en polyculture où les brebis gambadent.
Voilà pour les vins qui peuvent vous régaler et quand je vous aurais dis qu'en plus le ''chef'' de cette cave, Alexandre, a un sens du partage de sa passion assez aiguisé, vous ne pourrez que courir vérifier par vous même... enfin si vous passez par Angers car si comme moi vous êtes à quelques centaines ou milliers de kilomètres, il vous faudra certainement vous endormir avec quelques mots de ce billet sous l'oreiller pour qu'ils vous emmènent peut être lors d'un rêve vinique vers un repaire aux casiers remplis de vins délectables qui se boivent jusqu'a la fin de la nuit ... Eh, mais j'entends déjà un bouchon qu'Alexandre extirpe de cette cuvée solidaire "la part de l'orage" ...... non non, juste deux doigts. Merci, après je vais être obligé de tout boire !!!



samedi 19 août 2017

Trois mots pour un vin: 100 pour 100

La cuvée 100 pour 100 sur 2014 du Domaine de Quissat de Rémy Delouvrié porte très bien son nom avec l'impression dès le départ d'avoir juste mis des raisins dans la bouteille et point.
Le merlot (75%) et le cabernet franc (25%) composent ce vin.
Le premier mot qui me vient aurait pu aussi être le nom de la cuvée: "Comme avant". C'est vraiment l'expression d'un vin comme, j'imagine, on pouvait le faire il y a 50 ans, lorsque les papés de maintenant travaillaient leurs vignes sans produit de synthèse et que tout se faisait naturellement à la cave.
A l'ouverture, Le nez dégage un coté épicé avec le poivre.
La pistache et la noisette l'accompagnent, le tout sur une base de fruits rouges écrasés avec comme un brin d'air frais dans le verre pour donner un bel équilibre à l'ensemble.
En bouche c'est l'authenticité même, avec un petit coté rustique apporté par des tannins qui vont s'assouplir au fur et à mesure que le vin va prendre l'air. La matière est bien présente avec de la richesse.
De très beaux amers vont venir après 1 heure et ce vin vivant va devenir très complexe grâce à l'arrivée de la craie, une gomme blanche par moment et un coté poudré. C'est aussi très intense et ça m'embarque dans un puits en plein milieu des vignes. Le seau va puiser tout au fond non pas de l'eau mais la quintessence de ce que le sol renferme !!!
Le lendemain la bouche est soyeuse et dense à la fois avec une acidité tout en touché qui étire le vin sur la longueur.
Une cuvée qui apporte beaucoup de plaisirs et vous donne une vraie idée de ce que peut être un vin sans artifice qui ne demande qu'a être bu sans retenue...