L'été, je pars de Carcassonne et quitte les vignerons Audois pour rejoindre l'Atlantique, aller voir si les vagues sont toujours là et attendre, attendre le bon rouleau pour que ma planche glisse sur l'eau poussée par le cri de la mer, cette force incontrôlable par moment qui arrive à nous faire croire que l'on pourrait presque marcher sur l'eau.
Du coup je me retrouve en Vendée et je croise souvent quelques bouteilles de Thierry Michon.
Lui, la vague du bio, il ne l'a pas attendue pour faire du vin puisqu'il est en biodynamie depuis le début des années 90 avec comme philosophie de travail un vin qui se fait avant tout à la vigne, en travaillant les sols.
Evidemment ses vins sont un peu à part sur un terroir complètement méconnu et à découvrir.
Thierry Michon ce serait donc un peu la vague à suivre en Vendée.
J'ai goûté une "Reflets" 2010 (pinot noir, gamay et groslot) et j'ai vraiment eu l'impression d'avoir un vin qui ne ressemblait à aucun autre Vendéen.
Le nez est très fleuri au départ ce qui donne au vin un coté aérien qui fait un beau contraste avec la profondeur, exceptionnelle.
Par la suite, des arômes de bois noble accompagnent une belle fraîcheur qui me transporte
dans une autre dimension, dans un jardin japonnais ou je sens l'évaporation de la rosée du matin que l'herbe laisse "filer" au premier rayon du soleil.
Le lendemain, la mine de crayon de papier prend toute la place dans mon verre.
La bouche est une tranche d'acidité presque comme sur un blanc. Cette belle acidité emmène le vin tout en longueur et la groseille reste accrochée à mon palais. On retrouve aussi le coté aérien qui contraste avec la matière du vin bien présente, comme un cerf volant qui d'un seul coup deviendrait plus lourd et se transformerait en oiseau sans fil pour le retenir, libre ...
Voila, j'ai pris une belle vague de Thierry Michon grace à cette cuvée qui m'a fait décoller pour ensuite me poser tranquillement sur la plage oû j'attends le soleil couchant et ses beaux reflets rougeoyants sur la mer.
Chuuut, les vagues me bercent ...
lundi 27 août 2012
jeudi 19 juillet 2012
La "réserve" de Matthieu.
J'ai fait connaissance avec Matthieu Dumarcher il y 5 ans , sur un off de Vinisud.
Le hasard a fait que 1 mois plus tard , je passais quelques jours de vacances pas très loin de son "domaine" , enfin quand je dis domaine , c'était un bien grand mot à l'époque.
Lorsque je suis arrivé làbas , une partie de la maison était finie , la plus importante
pour ce vigneron , le caveau !!! Lui vivait dans une caravane juste à coté pour essayer de finir la partie habitable lorsque ses 5 hectares de vignes lui laissaient un peu de temps.
Sur le coup , ça impose le respect.
C'est donc sur son premier millésime que j'ai découvert la fraîcheur des grenaches et déjà
une précision qui se dessinait.Les cuvées de base étaient très gourmandes et j'ai tout de suite été convaincu que j'avais en face de mois un vigneron à suivre de près.
Le temps file tellement vite que je n'ai pas eu l'occasion de retourner dans la Drôme.
Par contre , j'ai recroisé Matthieu sur un salon et quelques flacons ont complété ma cave , notamment la "Réserve" 2009 qui a fait mon bonheur il y a quelques jours.
Le nez est tout de suite très intense et "tapisse" tout en largeur.
La bouche a un beau raisin sur le départ et évoluera tout
au long de la dégustation vers des épices de plus en plus présentes , des amandes aussi et une impression de mélange avec le nez , d'harmonie entre les deux.Les tannins demandent encore un poil de patience mais la finesse est là sur un bon moment , pour le bonheur de mon palais.
Sur quelques instants j'ai la pluie qui éveille mes sens
et un superbe bois de rose vient donner une délicatesse
de grande classe au nez.
C'est un vin mur et plein , avec de la fraicheur et de la finesse : c'est comme ça que je vois ce vin du Rhône qui en plus est gourmand au point qu'il ne reste pas une goutte dans le verre des amis qui sont à table avec moi.
Toutes mes félicitations Matthieu pour ce beau mariage de grenache et carignan qui s'exprime pleinement.
La "réserve" 2010 est un vin qui mérite aussi que l'on s'y attarde. Il est plus tendu , dans un autre registre ...
Le hasard a fait que 1 mois plus tard , je passais quelques jours de vacances pas très loin de son "domaine" , enfin quand je dis domaine , c'était un bien grand mot à l'époque.
Lorsque je suis arrivé làbas , une partie de la maison était finie , la plus importante
pour ce vigneron , le caveau !!! Lui vivait dans une caravane juste à coté pour essayer de finir la partie habitable lorsque ses 5 hectares de vignes lui laissaient un peu de temps.
Sur le coup , ça impose le respect.
C'est donc sur son premier millésime que j'ai découvert la fraîcheur des grenaches et déjà
une précision qui se dessinait.Les cuvées de base étaient très gourmandes et j'ai tout de suite été convaincu que j'avais en face de mois un vigneron à suivre de près.
Le temps file tellement vite que je n'ai pas eu l'occasion de retourner dans la Drôme.
Par contre , j'ai recroisé Matthieu sur un salon et quelques flacons ont complété ma cave , notamment la "Réserve" 2009 qui a fait mon bonheur il y a quelques jours.
Le nez est tout de suite très intense et "tapisse" tout en largeur.
C'est un tapis d'ailleurs qui m'emporte avec lui , un tapis de fruits juste mures à souhait dans lesquels je croque à pleine dents , sous la lumière d'un soleil que je touche presque. La vague d’arômes et le souffle de fraîcheur me protègent de la chaleur de cette boule de feu qui commence à lécher ma peau.
Le cassis , la myrtille , la figue sèche : ça valse dans mon verre. La bouche a un beau raisin sur le départ et évoluera tout
au long de la dégustation vers des épices de plus en plus présentes , des amandes aussi et une impression de mélange avec le nez , d'harmonie entre les deux.Les tannins demandent encore un poil de patience mais la finesse est là sur un bon moment , pour le bonheur de mon palais.
Sur quelques instants j'ai la pluie qui éveille mes sens
et un superbe bois de rose vient donner une délicatesse
de grande classe au nez.
C'est un vin mur et plein , avec de la fraicheur et de la finesse : c'est comme ça que je vois ce vin du Rhône qui en plus est gourmand au point qu'il ne reste pas une goutte dans le verre des amis qui sont à table avec moi.
Toutes mes félicitations Matthieu pour ce beau mariage de grenache et carignan qui s'exprime pleinement.
La "réserve" 2010 est un vin qui mérite aussi que l'on s'y attarde. Il est plus tendu , dans un autre registre ...
dimanche 1 juillet 2012
L'été rime avec...
Il y a un an , ici même , l'été rimait avec rosé.
Cette année j'ai attaqué les rosés en mai et du coup , comme une cigale ayant chanté trop tôt ,
je suis sans friandise pour faire rimer cette belle saison qui s'installe.
Alors je vais être obligé de faire rimer été avec autre chose......
Jolie poupée peut être , ah oui c'est pas mal et en plus.....euh , j'entends mon épouse qui arrive et je ne suis pas sur que ça la fasse beaucoup rire !!!
Cocotiers c'est pas mal, mais ca fait un peu cliché , plages rêvées , farniente et jolie poupée : voila que ça me reprend !!!
Bon soyons sérieux et réfléchissons un peu ,
c'est un blog sur le vin et en plus j'ai justement bu
une jolie bouteille de Patrick Bouju un vigneron qui fait un pétillant naturel d'une grande smplicité.
Le nez est sur une belle précision de fruits rouges juste là pour le bonheur de celui que la curiosité a poussé à se servir un verre de vin d'Auvergne.
La bouche coule fraichement et avec évidence.
C'est tout en gourmandise accompagnée par de petites bulles qui font dans la finesse.
Ca se sirote drolement vite et en fait c'est ça
un bon vin : ça se boit tout seul , sans réfléchir, juste pour pouvoir se servir un autre verre , sans attendre.
L'été va donc rimer avec le beau gamay qui compose cette cuvée.
"Festejar" c'est pour ceux qui aiment boire jusqu'à très tard,
pour ceux qui aiment le vin jusqu'à demain ...
Cette année j'ai attaqué les rosés en mai et du coup , comme une cigale ayant chanté trop tôt ,
je suis sans friandise pour faire rimer cette belle saison qui s'installe.
Alors je vais être obligé de faire rimer été avec autre chose......
Jolie poupée peut être , ah oui c'est pas mal et en plus.....euh , j'entends mon épouse qui arrive et je ne suis pas sur que ça la fasse beaucoup rire !!!
Cocotiers c'est pas mal, mais ca fait un peu cliché , plages rêvées , farniente et jolie poupée : voila que ça me reprend !!!
Bon soyons sérieux et réfléchissons un peu ,
c'est un blog sur le vin et en plus j'ai justement bu
une jolie bouteille de Patrick Bouju un vigneron qui fait un pétillant naturel d'une grande smplicité.
Le nez est sur une belle précision de fruits rouges juste là pour le bonheur de celui que la curiosité a poussé à se servir un verre de vin d'Auvergne.
La bouche coule fraichement et avec évidence.
C'est tout en gourmandise accompagnée par de petites bulles qui font dans la finesse.
Ca se sirote drolement vite et en fait c'est ça
un bon vin : ça se boit tout seul , sans réfléchir, juste pour pouvoir se servir un autre verre , sans attendre.
L'été va donc rimer avec le beau gamay qui compose cette cuvée.
"Festejar" c'est pour ceux qui aiment boire jusqu'à très tard,
pour ceux qui aiment le vin jusqu'à demain ...
samedi 9 juin 2012
La griffe
Un bon copain qui m'offre une belle bouteille , bien lourde , avec un look qui me plaît beaucoup. Dans ce flacon , le vin d'un jeune vigneron qui mène ses vignes en agriculture biodynamique.
Voilà quelques ingrédients qui peuvent peut être me faire "décoller"non ?
Peut être mais pas obligatoirement , car la vérité est dans le verre .
Le domaine de Villeneuve fait une cuvée qui s'appelle "la griffe" : whaaou !!!
Bon si j'écris ces lignes c'est que j'ai du aimer ?
Et bien non , j'ai adoré.
Tout d'abord la couleur légèrement trouble , parce que ca veut dire que le "jus" est quasiment intact , presque pas filtré.
Ensuite le grenache est sauvage dès le départ du nez ,
avec un coté sanguin.
Le cassis et la cerise suivent.
Enfin la bouche est superbe , juteuse et fluide à la fois avec de la terre noire et l'acidité d'un citron qui emmènent les piments sur un très long moment.
Ca reste et reste encore en bouche au point de me faire croire que c'est la patte de velours d'un tigre qui se trouve dans mon verre et que en sortant ses griffes il l'a rayé et fait saigner pour donner ce vin au double visage : une acidité à la redoutable gourmandise juteuse.
La rétro sur la cerise arrive après plus d'une minute ...
Le nez va aussi exprimer le terroir avec une mine de crayon papier qui passe assez souvent au point de m'entrainer avec lui sur une feuille blanche sur laquelle il virevolte et glisse en laissant un griffonnage ou une trace ..... la griffe.
Je pourrais en rajouter encore avec la confiture de figue sur un petit moment et la pluie qui reste dans mon verre lorsque le vin n'y est plus.
je ne connaissais rien du Domaine de villeneuve de Stanislas Wallut mais "La griffe" 2009 m'a "saignée" et marquée pour un long moment.
Voilà quelques ingrédients qui peuvent peut être me faire "décoller"non ?
Peut être mais pas obligatoirement , car la vérité est dans le verre .
Le domaine de Villeneuve fait une cuvée qui s'appelle "la griffe" : whaaou !!!
Bon si j'écris ces lignes c'est que j'ai du aimer ?
Et bien non , j'ai adoré.Tout d'abord la couleur légèrement trouble , parce que ca veut dire que le "jus" est quasiment intact , presque pas filtré.
Ensuite le grenache est sauvage dès le départ du nez ,
avec un coté sanguin.
Le cassis et la cerise suivent.
Enfin la bouche est superbe , juteuse et fluide à la fois avec de la terre noire et l'acidité d'un citron qui emmènent les piments sur un très long moment.
Ca reste et reste encore en bouche au point de me faire croire que c'est la patte de velours d'un tigre qui se trouve dans mon verre et que en sortant ses griffes il l'a rayé et fait saigner pour donner ce vin au double visage : une acidité à la redoutable gourmandise juteuse.
La rétro sur la cerise arrive après plus d'une minute ...
Le nez va aussi exprimer le terroir avec une mine de crayon papier qui passe assez souvent au point de m'entrainer avec lui sur une feuille blanche sur laquelle il virevolte et glisse en laissant un griffonnage ou une trace ..... la griffe.
Je pourrais en rajouter encore avec la confiture de figue sur un petit moment et la pluie qui reste dans mon verre lorsque le vin n'y est plus.
je ne connaissais rien du Domaine de villeneuve de Stanislas Wallut mais "La griffe" 2009 m'a "saignée" et marquée pour un long moment.
dimanche 20 mai 2012
La grange aux belles
La grange aux belles de Marc Houtin et Julien Bresteau , c'était mon coup de coeur
de millésime bio cette année.Installés du coté d'Angers , ils font des vins francs et sans chichi.
C'est Julien qui était à Montpellier et le tutoiement s'est tout de suite installé.Le vigneron est franc et direct , comme si je le connaissais depuis des années.Il me parle de ses vins sans soufre en ne cachant pas une utilisation à petite dose si jamais une "piqure" venait roder
dans une cuve.L'embouteillage se fait en deux fois : sans souffre ou avec juste un "pète"
comme il dit , vers 1,2 mg/l.
Alors les vins : et bien je me rappelle que ça se sirotte plus que dangereusement bien
sur les deux premières cuvées.
"le vin de jardin" fait 11° et j'en ai parlé tout dernièrement ici comme un plaisir de fruits
juste pressés.
"la chaussée rouge" c'est sur la même lignée que le précédent mais avec un poil plus de vin , gourmand , juteux et j'en reveux aussi !!!
Julien me parle des sols de schistes qui sont si particulier chez lui , du grolleau, un cépage
qu'il aime beaucoup et de ses vins qui "déssoiffent".
Son "53" est un cabernet franc planté sur schiste , en 1953 justement , et comme les autres ,
il ne reste pas bien longtemps dans mon verre.
Voilà une rencontre qui m'avait apportée beaucoup de plaisir et quelques bouteilles dans ma cave.
Hier j'en ai ouvert une d'ailleurs , un rosé 2011 issu du seul gamay , une Pink fluid made in Anjou.Le nom est bien choisie d'ailleurs car c'est d'un rose soutenu et ça coule
tout seul ...... mais pas que :
c'est un bouquet de fleurs des champs qui vous donne toute l'authenticité d'une bouchée de pétales pleine de simple gourmandise.
Il vaut mieux servir ce vin pas trop frais pour avoir tous les arômes d'herbes et de pain frais , de bonbon et d'anis.Un nez qui évoluera discrètement vers la pierre ,
la framboise et l'amande douce aussi.J'ai d'un seul coup tous mes préjugés négatifs sur les rosés d'Anjou qui sont aux tapis et la bouche va finir de me convaincre.La douceur est bien là avec le coté légèrement sucré que l'on attend sur ce type de vin mais sans prendre trop de place car une belle petite acidité l'accompagne sur toute la durée.
On sirote sans se retenir et une légère rétro arrive sur le caramel (ou le carambar si vous voulez).
Pink fluid est une fleur sauvage comme on en trouve encore dans les vignes qui ont des sols vivants.Sa fraîcheur vous en fera boire et reboire , jusqu'à ouvrir une deuxième bouteille ,
pour prolonger un grand moment de plaisir simple.
dimanche 6 mai 2012
Rosé du pic
Il y a parfois chez les amateurs un peu de réticence pour les rosés trop faciles et flatteurs ,
pas vraiment du vin ...
Moi , j'aime boire ces vins lorsqu'ils sont parfois bien plus qu'un "vin d'été".
Cette année je commence de bonne heure , ça doit être le manque de soleil du mois d'avril
qui m'a fait craquer dès ce début mai.
L'Ermitage du Pic Saint-loup est un domaine qui travaille en bio-dynamie
depuis un peu pus de 10 ans.
Il fait donc un rosé , à base de syrah , grenache , mourvèdre et cinsault.
Sa place à table était belle au coté des asperges qui le mettaient en valeur.
Le nez s'ouvre assez rapidement sur le citron , la mandarine et le pamplemousse.Un peu de poivre doux et une pierre aussi (silex).Avec le temps , d'autres choses viendront...
La bouche est très fine , grasse et vineuse , avec des épices légèrement "piquantes"
et un bel équilibre .
J'ai aussi un beau galet qui se met sur ma langue pour un long moment , voir même
un très long moment.Le sel l'accompagne sur le début.Une petite rétro sur la feuille de cerise ponctue le tout magistralement.
Furtivement , le canfre passe sous mes narines et l'herbe fraiche puis la mandarine
viennent en bouche.
C'est vivant et la cerise prend maintenant tout le vin pour partir après 2 ou 3 minutes.
L'amande amère précéde un cour moment d'un incroyable bonheur pendant lequel un cigare Cubain va m'emporter avec lui ou plutôt
Voila donc un grand rosé vivant , complexe , fin , vineux et irrésistiblement gourmand car ma bouteille est déjà vide.
Un vrai VIN , pour tout de suite ou cet été , si vous voulez boire autre chose que du rosé !!!
pas vraiment du vin ...
Moi , j'aime boire ces vins lorsqu'ils sont parfois bien plus qu'un "vin d'été".
Cette année je commence de bonne heure , ça doit être le manque de soleil du mois d'avril
qui m'a fait craquer dès ce début mai.
L'Ermitage du Pic Saint-loup est un domaine qui travaille en bio-dynamie
depuis un peu pus de 10 ans.
Il fait donc un rosé , à base de syrah , grenache , mourvèdre et cinsault.
Sa place à table était belle au coté des asperges qui le mettaient en valeur.
Le nez s'ouvre assez rapidement sur le citron , la mandarine et le pamplemousse.Un peu de poivre doux et une pierre aussi (silex).Avec le temps , d'autres choses viendront...
La bouche est très fine , grasse et vineuse , avec des épices légèrement "piquantes"
et un bel équilibre .
J'ai aussi un beau galet qui se met sur ma langue pour un long moment , voir même
un très long moment.Le sel l'accompagne sur le début.Une petite rétro sur la feuille de cerise ponctue le tout magistralement.
Furtivement , le canfre passe sous mes narines et l'herbe fraiche puis la mandarine
viennent en bouche.
C'est vivant et la cerise prend maintenant tout le vin pour partir après 2 ou 3 minutes.
L'amande amère précéde un cour moment d'un incroyable bonheur pendant lequel un cigare Cubain va m'emporter avec lui ou plutôt
avec sa fumée qui me transporte dans une pièce complètement embrumée et sans issue.
Je n'en sortirai qu'en suivant cet épais brouillard de havane qui s'échappe par je ne sais oû , guidé par un son , celui de :
Ruben Gonzales qui fait "claquer" les touches de son piano ?
la voix d'ibrahim Ferrer qui répond à celle d'Omara Portuondo , qu'une rumba fait danser inlassablement ?
Carlos"Patato" Valdes qui est en train de chauffer la peau de ses congas ?
Je ne sais pas mais en tout cas ce son Cubain me renvoie sur cette ile
ou je suis allé il y a 10 ans.
Un séjour qui a marqué ma vie d'homme libre ........
Je n'en sortirai qu'en suivant cet épais brouillard de havane qui s'échappe par je ne sais oû , guidé par un son , celui de :
Ruben Gonzales qui fait "claquer" les touches de son piano ?
la voix d'ibrahim Ferrer qui répond à celle d'Omara Portuondo , qu'une rumba fait danser inlassablement ?
Carlos"Patato" Valdes qui est en train de chauffer la peau de ses congas ?
Je ne sais pas mais en tout cas ce son Cubain me renvoie sur cette ile
ou je suis allé il y a 10 ans.
Un séjour qui a marqué ma vie d'homme libre ........

Voila donc un grand rosé vivant , complexe , fin , vineux et irrésistiblement gourmand car ma bouteille est déjà vide.
Un vrai VIN , pour tout de suite ou cet été , si vous voulez boire autre chose que du rosé !!!
dimanche 22 avril 2012
Attérrissage
En ce moment, les dégustations qui se succèdent m'apportent certes beaucoup de plaisir mais j'ai du mal à m'envoler, à décoller ...
Peut être prochainement avec le Malbec de Frédéric Palacios que j'ai gouté au domaine tout dernièrement et qui est d'un beau touché, comme d’habitude, avec en plus une complexité nouvelle ........ mais il est encore en cuve.
Peut-être aussi avec le blanc de Jean-baptiste Sénat, chez qui je suis passé il y a peu de temps et qui pour un coup d'essai sur cette couleur est en train de réaliser un vin qui allie un coté gras et une belle acidité : un grenache gris qui promet ........ mais il est encore en fut, jusqu'en juin.
Peut être avec un vin de Maxime Magnon dont les 2011 sont à croquer, comme souvent, envoutant et ........ mais c'est mon épouse qui les a goutés.
Peut-être avec une "bubulle", ce pétillant naturel de Lise et Bertrand Jousset issu du seul chenin. Il fait "parler" la Loire comme aucun autre cépage ........ mais ma commande n'est pas encore arrivée.
Peut être avec une "Ebrescade" 2005 de Marcel Richaud qui dort dans ma cave depuis un bon moment et qui me fait déjà saliver grâce à son fruit bien mur et ....... mais j'hésite avant de l'ouvrir, c'est ma dernière.
Peut être avec "le vin de jardin" de Julien Bresteau (La grange aux belles), un rouge à 11° qui glisse tout seul, sur du fruit juste pressé, tout en dessoiffant : une tuerie, légèrement frais en plein été et un vrai régal n'importe quand ........ mais je dois monter à Revel chez Benoit, qui a ouvert l'entre vin il y a quelques mois, pour prendre quelques bouteilles.
Bon sinon j'ai pris quelques photos en me baladant dans les vignes ces derniers jours alors suivez moi, je vous sers de guide :
tout d'abord sur La Malepère pour voir le chasan que Frédéric Palacios a décavaillonné et qu'il binait cette semaine car le sol était juste comme il faut pour être travaillé. Il a déjà hâte d'être aux vinifs cette année mais sait que le chemin est encore long.
Et puis ensuite chez Jean-Baptiste Senat, un fervent défenseur des cépages locaux,
qui connaît toujours un jeune qui vient de faire son premier millésime et qui cette fois-ci
m'a présenté .............ses vieux pieds de grenache centenaires qui sont bien encrés dans ce beau terroir Minervois.
Je vous laisse, il fait beau, alors je vais aller cueillir l'ail des ours sur la montagne noire.
C'est une feuille qui date de la préhistoire.
Elle se mange en salade ou en soupe et peut servir pour cuisiner les poissons ou faire un pesto.
Vous y avez déjà goûter ?
Peut être prochainement avec le Malbec de Frédéric Palacios que j'ai gouté au domaine tout dernièrement et qui est d'un beau touché, comme d’habitude, avec en plus une complexité nouvelle ........ mais il est encore en cuve.
Peut-être aussi avec le blanc de Jean-baptiste Sénat, chez qui je suis passé il y a peu de temps et qui pour un coup d'essai sur cette couleur est en train de réaliser un vin qui allie un coté gras et une belle acidité : un grenache gris qui promet ........ mais il est encore en fut, jusqu'en juin.
Peut être avec un vin de Maxime Magnon dont les 2011 sont à croquer, comme souvent, envoutant et ........ mais c'est mon épouse qui les a goutés.
Peut-être avec une "bubulle", ce pétillant naturel de Lise et Bertrand Jousset issu du seul chenin. Il fait "parler" la Loire comme aucun autre cépage ........ mais ma commande n'est pas encore arrivée.
Peut être avec une "Ebrescade" 2005 de Marcel Richaud qui dort dans ma cave depuis un bon moment et qui me fait déjà saliver grâce à son fruit bien mur et ....... mais j'hésite avant de l'ouvrir, c'est ma dernière.
Peut être avec "le vin de jardin" de Julien Bresteau (La grange aux belles), un rouge à 11° qui glisse tout seul, sur du fruit juste pressé, tout en dessoiffant : une tuerie, légèrement frais en plein été et un vrai régal n'importe quand ........ mais je dois monter à Revel chez Benoit, qui a ouvert l'entre vin il y a quelques mois, pour prendre quelques bouteilles.
Bon sinon j'ai pris quelques photos en me baladant dans les vignes ces derniers jours alors suivez moi, je vous sers de guide :
tout d'abord sur La Malepère pour voir le chasan que Frédéric Palacios a décavaillonné et qu'il binait cette semaine car le sol était juste comme il faut pour être travaillé. Il a déjà hâte d'être aux vinifs cette année mais sait que le chemin est encore long.
Et puis ensuite chez Jean-Baptiste Senat, un fervent défenseur des cépages locaux,
qui connaît toujours un jeune qui vient de faire son premier millésime et qui cette fois-ci
m'a présenté .............ses vieux pieds de grenache centenaires qui sont bien encrés dans ce beau terroir Minervois.
Je vous laisse, il fait beau, alors je vais aller cueillir l'ail des ours sur la montagne noire.
C'est une feuille qui date de la préhistoire.
Elle se mange en salade ou en soupe et peut servir pour cuisiner les poissons ou faire un pesto.
Vous y avez déjà goûter ?
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