dimanche 22 mai 2011

Les Foulards pour un nez ROUGE

Mes dégustations tournent toujours autour d'un vin bio, nature et en biodynamie.
Il y a 10 ans je n'en buvais pas ou bien si j'en buvais, je ne le savais même pas.
Et puis d'amateur je suis devenu de plus en plus passionné et naturellement si j'ose dire, ces vins se sont imposés à moi, comme une évidence parce que j'y vois souvent plus de pureté, d'énergie, de vie.
Aujourd'hui je vais encore parler des Foulards rouges parce que quand c'est bon, on ne compte pas. Cette fois, c'est la soif du mal ROUGE (syrah et grenache) qui m'a beaucoup plu, sur le millésime 2010.
Dès l'ouverture, le vin va donner tout ce qu'il a avec un nez d'une énorme fraîcheur oû j'ai l'impression que :
des gouttes d'eau sont en train de "jouer" dans mon verre.
La myrtille et la violette forment un beau duo qu'un grain de raisin passe voir de temps en temps. Il y a des fruits rouges aussi.
Le vin qui est fait avec du raisin a souvent beaucoup de mal à "redonner" cet arôme au nez, c'est dommage car ça donne beaucoup de pureté, quelque chose de simple et beau à la fois.
La bouche est belle, gourmande avec une attaque sur le bout de la langue qui continue jusqu'au milieu pour finir sur une groseille écrasée.
Ce n'est pas d'une longueur phénoménale mais la gourmandise du fruit frais est là et l'ensemble m'embarque vers une vision surréaliste :
une pluie battante tombe sur un cirque au chapiteau complètement transparent.
Je suis parmi les spectateurs et un clown fait un numéro de magicien qui arrive à son terme.
D'un coup de baguette ce "magiclown" fait rentrer par je ne sais oû un éclair venu du ciel.
Lorsqu'elle arrive au milieu de la piste et frappe le sol, la foudre dégage un gros nuage de fumée derrière lequel notre homme au nez rouge disparaît mystérieusement ...
La belle gourmandise de fruits de ce ROUGE des Foulards ROUGES m'a conquis.
Mon ami au nez ROUGE l'a adopté.


samedi 7 mai 2011

"Cause toujours !"

Je ne sais pas si ça vous parle cette cuvée mais moi j'ai mon mot à dire, parole d'amateur.
"Cause toujours !" c'est le petit nouveau de Frédéric Palacios, enfin une cuvée en forme d'aventure qu'il partage avec Laurent.
Laurent ?
Oui Laurent, celui du vin de mes amis, celui qui il y a quelque temps est tombé amoureux d'un bout de terre, loin de la capitale, dans l'Aude.
Il a acheté une vigne et .....bon si vous voulez tout savoir, c'est Laurent qui raconte ça sur son blog, par là.
Moi j'ai donc dégusté dernièrement ce mélange de grenache et de cinsault, un rouge qui part sur les agrumes au nez avec une dominante de pamplemousse et de clémentine. J'ai aussi des effluves de muguet par moment. C'est très intense après 1 heure (j'aurai du carafer) et la sensation de fraîcheur est accompagnée d'une belle cerise.

J'ai devant moi une île
où des fées bleu électrique 
récoltent pour leur potion magique
un jus de fruit au pouvoir extraordinaire 
qui jaillit d'un volcan millénaire.


En bouche, l'équilibre est somptueux,
la fraîcheur et le volume accompagnent
une acidité qui me rappelle le pulco citron.
Il y a une grosse persistance, épicée,
qui dure et dure encore...
pour finir sur une acidité, comme j'en rencontre rarement.
De ce vin complètement atypique se dégage par moment une énergie sur-vitaminée et de la profondeur, qui en plus de la gourmandise, font mon bonheur.
"Cause toujours !" est à boire sans modération et tout de suite sur le fruit
mais les années devraient aussi bien lui convenir voir même
le faire encore plus parler, papoter, jacasser ...

lundi 25 avril 2011

Changer l'Aude en vin

Je suis passé sur changer l'Aude en vin la semaine dernière.
C'est un "salon" qui me tient beaucoup à coeur pour plein de raisins.
Déjà , j'habite l'Aude et les manifestations autour des vins Audois de cette qualité ne sont pas si courantes voir même assez exceptionnelles.
Ensuite il y a dans ce regroupement de
15 vignerons ce qui ce fait de mieux dans le département pour moi , même si on pourrait y ajouter 2 ou 3 domaines comme le Domaine des 2 anes ou Guilhem Barré.Et puis la démarche tournée vers des choses simples et sans artifice , le plus naturel possible , une vue du métier de vigneron qui correspond à ce que je recherche.Cette 3ème édition me fait dire que le niveau est de plus en plus haut , d'année en année avec des "jeunes" domaines qui progressent à vue d'oeil.
Mon gros coup de coeur de cette année va au domaine Les enfants sauvages avec des vins, qui l'année dernière, laissaient déjà entrevoir de belles choses mais qui cette année est clairement à classer dans ce qui se fait de mieux dans l'Aude.
Les cuvées sont d'une élégance assez exceptionnelle avec un blanc somptueux , classe , racé et précis.J'irai certainement faire un tour du coté de Fitou d'ici peu , surtout que Maxime Magnon n'est pas très loin alors je ferai d'une pierre deux coups.Les vins de Maxime justement sont, comme chaque année, insolants de précision et de fraîcheur pour des Corbières.La bégou , le blanc du domaine , a un fruit qui se met un peu plus en avant que d'habitude sans que pour autant le "tranchant" du vin ait disparu.Les rouges sont croquants et gourmands avec un Campagnes qui devrait faire décoller pas mal de monde d'ici quelques années.Je suis toujours aussi fan de ces breuvages !!!
Tout comme des vins de Frédéric Palalcios dont le rosé a un touché de bouche peu courant."Quitte ou double" , le 100% chasan est vraiment un vin à part : la fraicheur et la classe sont là.Et puis le petit dernier du domaine , "Cause toujours" exprime des arômes d'agrumes : original pour un rouge !!!
Le coté sauvage des vins du domaine des Chamans me touche , "les petits rangés" de Clément Mengus est un vin qui me procure une belle émotion ,  "Louis" un blanc de Gilles Azam est direct et tranchant :  un style que j'aime beaucoup.
Je peux aussi parler d'"Arbalette et coquelicots" chez JB Senat.
Je n'oublierai pas non plus "La mariole" le rouge gourmand de Xavier Ledogar qui fait aussi un Grand blanc (carignan blanc) que j'avais beaucoup apprécié le mois dernier lors d'une dégustation à l'aveugle face à des bourgognes.
D'ailleurs en parlant de blanc , il faut aussi gouter celui de Benjamin Taillandier , majoritairement "terret" : c'est frais et typé, c'est bon quoi.
Sinon , il y avait quelques Loire en invité et j'ai découvert avec plaisir les vins de Bertrand Jousset , des blancs tendus et frais , voir complexes pour la cuvée Singulier.Le "pet-nat" Bubulle est plein de fruits et de fraîcheur : un délice de gourmandise.
Enfin pour terminer , la cuvée Garance , un Chinon rouge de Nicolas Reau, m'a littéralement fait décoller sur place avec un nez envoûtant , de fleurs et de fruits qui m'embarquent dans un verger au sol fleuri de pâquerettes , coquelicots et violettes.Les arbres ont de gros et beaux fruits qui dégagent des parfums frais , ensoleillant mes papilles et mon âme , en douceur ...
Vivement l'année prochaine.

mardi 12 avril 2011

GYPSE

Après avoir découvert ce vin lors de millésime bio à Montpellier,
je n'ai pas pu résister à l'achat de quelques bouteilles de chez Sylvie SPIELMAN.
A l'ouverture il y a quelques jours d'une GYPSE , cette cuvée qui "mélange" les pinots noirs ,
gris et blancs , j'ai exactement retrouvé ce qui m'avait complètement bluffer
il y un peu plus de 2 mois.
Le vin est très surprenant dans mon verre , sur un rose ambré.C'est le pinot noir qui a donné sur ce millésime 2009 , une bien belle couleur à ce "blanc". Le nez est sur un voile citronné qui donne au vin un coté aérien. Un léger fumé au départ puis des fleurs blanches qui prennent place avec l'écorce d'orange. Par moment passe la vanille et un coté iodé.Je décolle immédiatement : les racines de cette vigne me  plongent dans une grotte d'où elles remontent de l'eau à l'aide de petits seaux : les secrets d'une rivière souterraine qu'elles transmettent aux raisins. J'ai aussi l'image d'autres racines qui, elles, enlacent des morceaux de pierre pour y puiser toutes leurs forces , le minéral ...   La bouche est opulente pour un Alsace, épicée et légèrement saline. La petite sensation de sucre n'empêche pas ce vin d'avoir une belle fraîcheur. On n'est pas là dans les "standards" d'Alsace mais la complexité et le vivant du vin qui est une petite bombe d'arômes m'a beaucoup plu. Il a fait un bel accord avec une tielle Sétoise et la tomme de brebis des Corbieres de chez Chantal Donnet
le mettait encore plus en valeur.
Je pense que Sylvie SPIELMAN mérite vraiment que l'on s'attarde sur ses vins car son travail en biodynamie donne une belle pureté à cette cuvée qui a du caractère et peut être même en elle l'âme des pierres de GYPSE ...

dimanche 3 avril 2011

Les Foulards Rouges

Les Foulards Rouges, c'est un nom de domaine qui donne le ton, façon "engagé haut et fort".
On ferait presque la révolution avec un nom comme ça.
J'ai découvert ce domaine il y presque un an, chez Benoit, mon caviste de la cité médiévale Carcassonnaise.
A l'époque "la soif du mal", un blanc qui est composé à part égale de muscat, macabeu et grenache blanc, m'avait complètement fait chaviré grâce à sa fraîcheur croquante et une incroyable pureté du fruit.
Je suis passé dans le Roussillon il y a quelques jours et du coup je me suis arrêté 
à Montesquieu des Albères.Il faut vraiment téléphoner pour trouver le domaine car les clients de Jean-Francois Nicq n'étant pas du "pays" jusqu'à présent, aucun panneau ne l'indique.
C'est avec son épouse que j'ai effectué un petit tour des différentes cuvées, que le vigneron "affiche" quasiment tout le temps sans SO2.
Aux vues de ce que j'ai dégusté , je n'ai aucun doute car les vins sont sans concession , natures et pures avec sur les rouges des volatiles qui demandent un peu d'air pour laisser la place à de beaux fruits juteux.
J'ai ouvert il y a quelques jours "La soif du mal" en blanc sur 2010, un vin légèrement trouble qu'un léger perlant protège du mal justement.(ah , ah ,ah ...).
Au départ , à part le cidre, ça ne sent rien et en bouche c'est complètement fermé.
Du coup Marie-Laure (mon épouse) m'envoie un regard perçant qui précède un : 
"c'est quoi , ça ?"
Je reprend tout de suite son verre, le mien et la bouteille et je mets le tout dans une carafe (enfin, juste le vin parce que le reste ça ne rentre pas).
2 heures plus tard, je reverse un peu de vin dans mon verre et j'ai un superbe raisin qui arrive à me faire dire : 
"putain qu'c'est beau ça !!!"
Le nez est très vite dominé par une poire d'une telle pureté que j'ose a peine décrire 
les courbes d'une femme qui me viennent à l'esprit...
un léger vent caresse sa peau en la frollant...
La frangipane passe par moment et si je pense que j'ai aussi du chocolat.


En bouche, enfin je ne parlerai pas de bouche sur ce vin qui n'en est pas un, tellement sur ma langue j'ai encore ce vent qui passe et une rivière qui coule , me submerge , je l'entends maintenant ...
La bouche donc est légèrement citronnée, salivante et une belle rétro sur l'acidité qui traine en longueur, tout en touchée.
En me resservant, le vin m'a tellement envahi que j'ai envie de me baigner dans mon verre qui malheureusement est trop petit...
le lendemain le vin est encore plus "aérien".
Un très beau vin qui m'a inspiré grâce à sa profondeur et le faite qu'en bouche ce ne soit pas un vin 
mais plutôt un moment de légèreté avec quelque chose d'indéfinissable....d'une pureté rare.



dimanche 27 février 2011

ROZETA PUR !!!

Rozeta 2008 , c'est une rose à l'état pur ,
enfin un jus de raisin à l'état pur , ou un "pur jus"
qui est dans mon verre lorsque j'écris ces lignes et que j'hume ce parfum de fleurs.
Un vin au nez insolant  , provocateur ou il me semble percevoir l'acidité comme il m'arrive très rarement.
C'est superbement nature et la framboise écrasée domine le safran et la clémentine, le tout sur un air de garrigue.
la bouche est construite sur une belle acidité et la longueur est là.
C'est frais , gouleyant , avec des épices , un peu de menthol et du réglisse. Le tout apporte beaucoup de plaisir à mes papilles. Un ami me souffle "un très léger voile de caramel sur le final" : je l'entrevois à peine.
Comme d'habitude , la précision est toujours impeccable sur ce vin de Maxime Magnon et ça se glougloute dangereusement bien.
J'ai l'image d'une rivière rouge comme du vin qui prend sa source sur une colline là- bas au loin.Après une longue marche le long de ses rives , je me retrouve au milieu d'un verger.Les arbres ont des fleurs blanches et roses très odorantes qui, lorsqu'elles tombent au sol, se transforment en bonbons, au coulis rouge qui enfante cette rivière.

Un verger aux bonbons qui sont la source d'un cours d'eau , il faut que j'arrête de vOir du vin !!!

 Le lendemain , le vin a pris une autre forme : en bouche , l'acidité a laissé sa place (dommage) à la légèreté (temps mieux) et le vin est aérien. Il va vivre et reprendre un peu de volume par la suite. Le nez, pas très avenant, va aussi voir revenir du fruit avec un raisin croquant et un coté bonbon acidulé.
Je pense par moment aux vins d'Yvon Métras, tellement l'approche est similaire et au final on peut reprocher à Rozeta son manque de typicité car c'est très loin d'un Corbières , mais je ne crois pas que le débat se situe là.
C'est un vin nature , gourmand et précis qui se sirote sans chercher à savoir d'oû il vient ,
n'y ou il va.
C'est du GRAND plaisir à l'état pur et moi ça me va bien.


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vendredi 11 février 2011

Dans mon panier neuf

Dimanche, j'avais 7, 8, 9 dans mon panier neuf et je me suis régalé.
07 c'était ce beau Chamand qui m'a fait "décoller" il y a quelques semaines sur ce même blog
Un vin qui se goûte tellement bien en ce moment que je ne peux pas m'empêcher d'en boire et d'en reboire.
Il avait comme compagnon un foie gras maison qui lui allait bien en début de repas et il s'est complètement révélé sur une tarte aux clémentines pour conclure ce dîner dominical.

08 avait pour nom "Quitte ou double " de Frédéric Palacios, un Chasan de très haute volée qui donne à penser que peu importe le cépage, lorsque le vigneron est là, le vin qui en découle prend tout de suite une autre dimension.
J'avais beaucoup d'exotisme sur cette cuvée ou l'ananas dominait au point de me renvoyer : sous les cocotiers , lorsque je vivais aux Antilles et que j'achetais les ananas aux marchands ambulants qui vous proposent leurs beaux fruits exotiques au stop, entre deux voitures:"sa ou fé, trois ananas  1 euro, c'est pour toi patron". La Martinique me manque d'un seul coup.
La bouche est de grande classe, avec de la légèreté et de la pureté comme :
un voile que le vent laisse flotter, lentement.
Final poivré tout en touché.
Les fromages de brebis des Corbières le rendaient irrésistible.

09 était aussi un mono-cépage qui a mis en valeur le cinsault du Mas conscience de Laurent Vidal. Un rouge délicat et tellement précis qu'il en devient presque tranchant. La fraîcheur du fruit dans toute sa splendeur m'emmène vers :
un bonbon enrobé dans un papier brillant d'une si délicieuse gourmandise qu'il me laisse le verre vide.
Son accord avec un poulet fermier farci aux petits légumes cuit à la cocotte était parfait.

1,2,3  nous irons au bois
4,5,6 cueillir des cerises
7,8,9 dans mon panier neuf, il y avait vraiment des vins comme j'aime en rencontrer, en boire, en rêver surtout ...