dimanche 23 mars 2014

Mademoiselle Marsanne

Cela fait plusieurs fois que des copains vignerons me parlent de Romain Pion, un jeune qui promet d'après eux.Alors Il y a quelques jours lorsqu'en passant chez Xavier, un caviste de Narbonne, j'ai croisé "Mademoiselle" une cuvée 100% marsanne sur 2012 de ce vigneron, j'ai tout de suite sauté dessus ......et j'ai bien fait.
A l'ouverture il y a un poil de gaz et le vin qui ne doit pas être filtré est légèrement trouble mais c'est tellement avenant dans le verre que je décide de ne pas carafer pour garder le coté vivant du vin.Le nez pointe sur une belle amande douce et la noisette.C'est frais, fleuri par moment et au deuxième verre, des agrumes complètent le tout avec des touches de citron et pamplemousse.
En bouche on oublie très vite les quelques bulles de gaz, pour se laisser emporter par la fraîcheur et surtout un très bel équilibre oû l'acidité et le salin sont tout en touché.Une finale épicée sur le gimgembre ponctue le tout.C'est fin, sec, délicat et la longueur est là : j'en redemande encore et encore.(il faut dire que je peux être très gourmand de ce type de vin, voir même finir la bouteille tout seul, hic !!!).
C'est la bouche qui me fait décoller avec un coté vertical qui donne beaucoup de hauteur au vin, comme si la vigne était "construite" dans une tour en pierre avec aux fenêtres de chaque étage des ceps qui dépassent pour laisser les grappes suspendues .... retomber dans le vide.
Cette cuvée est certainement une des plus belles expressions de Marsanne nature que j'ai goûté grace à sa bouche gourmande, surprenante et vraiment très typée.

dimanche 16 mars 2014

Liebster Awards


Bien que je ne sois pas trop branché par tous ces classements et concours de blog je vais quand même répondre aux question d'Olif pour les Liebster Awards, juste parce que si il n'y avait pas cette distance entre le Jura et le Languedoc , on aurait certainement déjà ouvert quelques bouteilles ensemble.
je vais aussi vous raconter 11 choses sur moi comme demandé parce que ce n'est pas long :je suis un homme,(1), passionné de vin (2), qui aime aussi les volcans (3), écrire (4), voyager (5), vivre sur une île (5), plonger juste pour voir les poissons ,"entendre" le silence (6), et c'est mieux quand il y a des requins(7).Ça me fait penser à la dernière fois ou j'étais juste au dessus d'un tombant avec ce grand bleu en dessous de moi et cette question assez flippante qui vous passe par la tête : j'y vais ?(7).J'aime la nature(8).L’essentiel dans la vie est de rester soi-même(9).J'aime faire des confitures et affiner ma recette du foie gras qui commence à être pas mal(10)et que je publierai un jour sur mon blog, promis.J'ouvre une bouteille d'Eric Pfifferling ce soir(11)
Répondre aux 11 questions d'Olif:
- Quand on te dit "jaune", tu penses plutôt à la Marque, au péril, au rire, au Pastis ou au vin? Les quatre premières mentions sont inutiles et éliminatoires.
Alors , sudiste d'adoption , si je ne dis pas le pastis, je vais prendre quelques coups par les copains que je vais croiser dans les prochains jours.
En même temps si je suis éliminé dès la première question c'est pas drôle, même si je suis nul en vin jaune (au secours Monsieur Olif).
j'ai droit à combien de joker?
-  Ploussard ou poulsard, qu'est-ce qui est le plus important?
les 2 chef...
- En dehors du Jura, est-ce que tu penses vraiment qu'il existe des vins intéressants? En dehors du jus de quoi?... ah le JURA.Quel rapport entre le vin et le Jura?Non sans rire il y a du vin dans d'autres régions que le Languedoc/Roussillon?
- Tu préfères voir écrire soufre avec un seul ou deux "f"?
Un seul mais je préfère un vigneron qui en met juste un peu plutôt qu'un vigneron qui n'en met pas et qui fait des vins complètement barrés.
Maintenant, j'ai aussi bien conscience, à force d'aller discuter avec des vignerons, qu'en réalité très très peu d'entre eux sont réellement sans souffre.Au final, c'est un peu comme pour le sexe , c'est ceux qui en parle le plus qui en font le moins ...
- Est-ce que tu peux citer les dix crus du Beaujolais sans en oublier un seul? Si oui, passe à la question suivante. Si non, lequel as-tu oublié?
En fait je crois qu'il y en a 12, Beaujolais et Beaujolais village venant s'ajouter aux Chenas,Brouilly,Chiroubles,Juliénas,Côte de Brouilly,Morgon, Fleurie,Moulin à Vent,Régnié et Saint-Amour que j'oublie tous le temps.
Mon meilleur souvenir en "Beaujolais" est un vin de Philippe Jambon, Baltailles 2005, que m'a fait connaître un copain Toulousain (merci Manuel): UN GRAND VIN.
- Dessine-moi un mouton.
Mouton me fait penser aux vins de Samuel Berger qui a des moutons dans les vignes et qui fait des Minervois un peu trop oubliés pour moi.Il fait du pain aussi.
- Si Bordeaux était une couleur, laquelle serait-elle?
non non pas de Bordeaux à table sinon je vais être obligé de devenir désagréable.En caricaturant, Bordeaux, les mots qui me viennent sont trop souvent chateau, 4x4, actionnaires et trop rarement terroir, volume et bon rapport qualité prix.Oui je caricature mais pas que ... Maintenant tant qu'il y aura des acheteurs.
Bon il y a quand même quelques exceptions car je me suis régalé tout dernièrement avec un rouge de Corinne Comme qui truffait et dégagait une belle simplicité pour moins de 10€.
-  C'est comment, déjà, le nom de ton blog?
A "décoller", c'est pas toujours facile dans le brouaha du monde actuel !!!
Sinon, c'est juste un endroit ou mes "notes" de dégustation sont mises au propre pour pouvoir les partager avec quelques lecteurs.
Alors oui ca part un peu en vrille mais pas temps que cela.Je vais te raconter un anecdote Oivier.Une fois sur un vin blanc , mon décollage me "transporte" sous la parcelle des vignes qui on fait le vin avec les racines qui puisent l'eau dans une grotte pour la remonter jusqu'aux raisins.Quelques jours après, la vigneronne que je n'avais jamais rencontré, est tombé sur mon article et m'a fait un mail pour me demander si je connaissais ses vignes car il y avait effectivement une grotte sous sa parcelle.
Surprenant non ...
- Plus que 3 questions, mais, là, j'ai un blanc. Répond ce que tu veux, alors, il n'y en aura pas (de question).
Merci à mon épouse pour sa patience car je donne des fois un peu trop de temps à ma passion du vin.
Et merci Frédéric Palacios, un vigneron avec un grand sens du partage et de l'amitié qui m'a mis le pied à l'étrier pour pouvoir découvrir le vin autrement.
- Sur quoi d'autre que le vin serais-tu capable de bloguer?
Le jazz certainement et je pense que le nom serait aussi "les décollages de Christian".Je suis aussi très "accro" à cette musique.Mon dernier concert : un pianiste Jacky Terrasson que je voyais pour la 3eme fois et qui est incroyable sur scène.
- Si les Liebster awards n'existaient pas, faudrait-il les inventer?
Certainement, l'idée est bonne mais comme je ne passe que très peu de temps à lire sur internet m'a contribution va s'arrèter là pour aujourd'hui.
Merci pour ces quelques questions Monsieur Olif et si tu passes du coté de Carcassonne vient goûter à mon foie gras.
J'ai aussi quelques bouteilles dans ma modeste cave.





dimanche 9 février 2014

En rentrant de Verchant

En rentrant de Verchant, si je ne devais retenir qu'un seul domaine après la journée passée sur le Vins de mes amis , ce serait celui d'Elisabetta Foradori, une Italienne qui cultive des vignes sur les contreforts d'une chaîne de montagnes dans les Dolomites. Le maître mot de ses vins est harmonie avec un grand H tellement ses vins sont marqués par la douceur, l'équilibre, la lenteur,
la pureté et le touché incroyable lorsque vous mettez en bouche un des ses nectars.
Je ne peux même pas parler d'attaque en bouche lorsque je parle de ses vins car le mot parait violent par rapport au ressenti et tout cet apaisement qu'il procure. Une superbe découverte que ce soit sur les blancs parfois élevés en amphore ou bien les rouges.

J'ai aussi pu discuter avec Bertrand Gautherot,
un champenois avec une grande humilité qui reste très accessible. Sa cuvée de pinot noir, "fidèle", est opulente et légèrement oxydative alors que le 100% chardonnay est ciselé, tendu,complexe et minéral.
Pour l'élaboration de son Champagne rosé, qui comme les deux autres cuvées du domaine est non dosé,
il va encore plus loin avec une vinification sans soufre. Alors comme il m'a expliqué, ce n'est pas un sans souffre juste pour le fun de dire "je fais du sans souffre" mais c'est plutôt parce que les raisins qui font cette cuvée sont rentrés en cave en milieu de vendange et que les levures indigènes ont déjà colonisées la cave, donc il estime que la prise de risque est minime.
En plus c'est une macération carbonique avec une fermentation qui part tout de suite, alors pourquoi pas sans souffre ...
Chez Frédéric Palacios je n'ai goutté que le blanc brut de cuve 2013 qui a fait la malo et j'ai beaucoup aimé, comme d’habitude. Le nez est sur la poire et les fruits exotiques.
La bouche, elle, est une superbe balance entre un coté tendu tenu par l'acidité et un peu de gras qui emmène le vin sur un long moment ..... très long moment. J'adore.
Un autre blanc m'a surpris aussi c'est le Sancerre de Jean-Dominique Vacheron avec la cuvée "les Romains" 2012 qui exprime bien son terroir de silex. Un vin tendu, minéral, qui me renvoit vers un parfum léger et enveloppant et qui "traine" un bon moment en bouche. Superbe.
Je ne connaissais pas de vigneron dans les cotes du Lot avant de rencontrer Anne Bassas et Stéphane Delagny du domaine Les hauts de Bonaguil. C'est leur premier millésime et
je suis déjà fan. Le chardonnay, avec des rendements liliputiens (4h/Ha), a un gros volume en bouche et est vraiment atypique. J'ai bien aimé le Gamay aussi, un vin large et très dense.
A découvrir dès maintenant ou tout de suite ...
Pour finir je suis passé voir "Les enfants sauvages" de Fitou ou plutôt le couple Bantlin.
Leur assemblage de syrah et cinsault est très suave et leur "enfant sauvage" est croquant, presque acidulé et d'une belle gourmandise. Des beaux vins quoi !!!
Un salon toujours aussi plaisant, qui permet de découvrir des millésimes naissants (voir des bruts de cuve) et de côtoyer un beau panel de vignerons dont la philosophie correspond bien à ce que je cherche au-delà du vin.


samedi 25 janvier 2014

2 jours à "Verchant"

Les amis vignerons de Laurent se retrouvent à "Verchant" comme tous les ans à la même époque.Il y aura certainement pas mal de monde sur ce salon qui commence à avoir de la bouteille (désolé, je n'ai pas pu résister)
mais si vous voulez me rencontrer ce n'est pas compliqué , j'aurai un verre à la main avec dedans du vin de Maxime Magnon ...... euh non de Didier Barral ....... ou plutôt de Frédéric Palalcios ..... quoique je vais peut être regoûter le superbe blanc des frères Danjou ......
ah j'hésite parce qu'il y a aussi les Chinons de Catherine et Pierre Breton, les Chablis de Thomas Pico, les "riches" Cairanne de Marcel Richaud, les vins Gascon de Dominique Andiran ou le ...... enfin, j'aurai un verre de vin à la main quoi !!! Sérieusement, Le vin des mes amis , c'est demain après-midi et lundi au domaine de Verchant pour ceux qui veulent se régaler de doux breuvages et de belles rencontres ........ vigneronnes.


vendredi 17 janvier 2014

Andlau

Lorsque je goûte un vin pour la première fois et qu'il me plaît , je peux ne pas être complètement objectif et lui trouver plus de qualité qu'il n'en a , voire presque monter au ciel , là où l'ange qui veille sur les plus belles pensées que peuvent faire naître un vin me raconte des histoires sans fin et ensorcelantes qui me font prendre des chemins parsemés de poussières d'étoiles menant dans des rêves qui empêchent de redescendre sur terre ...
En résumé , c'est l'effet de surprise qui vous prend et ne vous relâche ...
qu'à la deuxième fois.
La première fois  n'est donc pas forcément le meilleur moment pour avoir une impression juste et impartiale.
Cela fait trois fois que je bois la cuvée Andlau 2010 de Marc Kreydenweiss et c'est à chaque fois comme à la première fois ,
un pur moment de bonheur ...
Le nez est sur le pamplemousse et un citron concentré et intense qui devient confit au bout d'un moment.
Le gingembre et la minéralité du vin ,qui pétrole (caoutchouc) un peu ,finissent
de me charmer.
La bouche ondule sur un voile. 
Le vin est sec mais tellement avenant et ouvert , long , intense , large , gourmand , ciselé et envahissant que l'on attend qu'une chose , en boire une autre gorgée...
La rétro sur l'acidité du citron reste encore et encore pour m'embarquer vers une plage immaculée de jaune avec un soleil en forme de citron qui "diffuse" cette couleur jusqu’à transformer le sable en un douillé matelas de pulpe de lime.
Ce Riesling ,qui est à point ,oscille entre une légèreté qui le rend gourmand et une belle intensité qui donne une présence en bouche tout simplement énorme.
Un fort moment de bonheur lors d'un accord parfait avec des escargots de bourgogne qui subliment encore plus ce grand blanc.


mardi 31 décembre 2013

Cuvée "Solidarité"

Édouard Fortin a besoin d'un gros gros coup de main pour pouvoir sortir la tête de l'eau suite aux mésaventures qu'il vient de vivre en 2013.Je vous explique brièvement.
En juillet dernier il se blesse en dételant une rogneuse au milieu de ses vignes et passe trois mois en fauteuil avec une vertèbre tassée et fracturée.
A peine remis de ce grave accident , un incendie criminel ravage le Domaine Ventaillole qui l'hébergeait et il perd 13000 bouteilles et une partie de sa vendange 2013.Alors, comme son Domaine des 4 pierres a tout juste 2 ans , sa situation est compliquée car il n'était pas assuré ...
J'ai rencontré Édouard sur le marché de Carcassonne il y a quelques jours et malgré ces deux coups du sort qui l'on fortement touchés , il est toujours debout , prêt à se battre pour que 2014 soit une année de renaissance , un millésime d'espoir pour lui le "phénix du Carbadés" (http://phenixducabardes.com/) qui peut est fier d'être toujours vigneron.
Pour pouvoir rebondir ses copains de Changer l'Aude en vin et quelques autres vignerons lui ont donné des raisins qui lui permettent de sortir depuis mi-décembre la cuvée "Solidarité".
Lorsque j'ai parlé de cette bouteille avec Édouard il m'a dit : "Tu vas voir c'est une belle quille."
Et bien il a raison , c'est un vin croquant avec beaucoup de fraîcheur qui dégage des aromes frais et fruités avec de la feuille de cassis aussi et du cuir ou plutôt une lanière de cuir.
C'est vivant et poivré après une bonne aération qui laisse entrevoir le corps du vin qui pourra affronter quelques années.On a envie d'y revenir.
Le lendemain , le vin est toujours aussi plaisant avec un nez anisé ou les feuilles de cassis , laurier et menthe se mélangent avec bonheur.
La bouche a une attaque souple pour ensuite prendre une belle place sur un bon moment.
C'est indomptable et presque sauvage.
J'espère que la solidarité jouera son rôle sur cette cuvée qui est effectivement une bien belle quille en vente directement chez Édouard , sur son site dont j'ai mis le lien plus haut ou chez quelques bons cavistes comme l'excellent Jean-Marc de la cave de l'air des Corbières sur l'autoroute A63 lorsque vous passez aux abords de Carcassonne.

Parce que 2014 doit être l'année de la résurrection d'Édouard le "Phénix du Cabardès"...



dimanche 22 décembre 2013

Monsieur S n'a pas sa dose ...

J'aime beaucoup aller voir les vignerons chez eux pour pouvoir vraiment les connaitre car ils se livrent souvent beaucoup plus que lors d'une rencontre sur un salon ou chez un caviste.
Et puis c'est là que l'on peut voir si il est "accroché" à sa terre , si ses pieds sont encrés à son terroir , comme les racines de ses vignes.
Etienne Fort est un tout jeune vigneron qui a grandi au bord d'une rivière qui était son terrain de jeu et lorsqu'il avait 10 ans je pense que les vignes de son père perchées là-haut sur le sommet d'une colline près de Roquetaillade devait lui paraître bien loin.
Il en a repris une partie , 15 hectares environ et en mène 2 en bio pour faire quelques bouteilles qui portent un nom assez singulier : "Monsieur S".





En arpentant ses vignes on s'apercoit assez vite qu'il porte beaucoup d'affection à son environnement.Son père avait enherbé ses vignes et Etienne travaille maintenant les rangs tout comme l'interceps.Il n'oublie pas non plus ses racines en parlant de son grand père de 101 ans qui se tient encore bien droit lorsqu'il passe le voir à la vigne.
Alors bien sur comme n'importe qui à son age , il se pose des questions , cherche pourquoi les anciens faisaient comme ceux ci ou cela mais il commence aussi à avoir des convictions.
Pour la vinification finale des pétillants qu'il élabore , il part du pincipe qu'il ne faut pas obligatorement ajouter une liqueur pour faire "des bulles" en pays Limouxin
et veut garder du fruit.C'est pour cela que ses deux cuvées de Monsieur S sont non dosées.
Sa blanquette est un 100% mauzac avec quelques très fines bulles.Une belle fraicheur la caractérise et contrebalance le coté rustique , naturellement rustique.Le tout se boit sans soif et avec l'envie d'y revenir.
Son crémant composé de chardonnay , chenin et d'une touche de pinot noir est un cran au dessus même si la phase ou la dominante fruit est entrain de passer le relais au corps du "vin".Il y a toujours cette fraîcheur insolente et une très belle finesse en plus par rapport à la blanquette.
le nez est à la fois intense et tout en touché , sur la finesse d'une pâte d'amande douce , des fleurs blanches et d'une noisette que l'on va retrouver plus marqué en bouche.Une bouche avec du gras , sur du vin fin comme les bulles qui le portent en "trompe l'oeil" tellement elles vous échappent ,  une bouche en forme de baisé volé , le baisé insolent d'une jeunesse qui ose et s'impose avec culot , comme si d'un seul coup Monsieur S montait sur un podium de défilé de mode pour embrasser un mannequin qui sous le coup de la surprise serait naturellement consentante ...
Ce crémant est un vrai plaisir raffiné et gourmand.
Ces deux 2011 sont donc issus du premier millésime d'Etienne Fort et une telle maitrise montre que ce n'est pas un coup d'essai mais plutôt un coup de maître , j'en suis convaincu.
Il y a encore du chemin à parcourir pour que le nom de "Monsieur S" vienne aux oreilles de tous les amateurs de pétillants mais le temps viendra oû Etienne , si il continue à suivre son propre chemin , aura pas mal de visiteurs dans sa vieille bâtisse pleine d'histoire de Saint-Salvadou.